Le service de réanimation du Centre Hospitalier d’Aurillac compte un nouveau visage.
Arrivé en avril 2026 , le Dr François THOUY apporte avec lui un parcours d’une grande richesse, mêlant expertise de pointe, éthique et profondément ancré dans l’humain.
Découvrez le portrait d’un praticien pour qui la réanimation est avant tout une aventure collective.
Depuis avril 2026, le service de réanimation du Centre Hospitalier d’Aurillac compte un nouveau visage. Fort d’un parcours riche aux multiples facettes – entre oncologie, éthique et expertise judiciaire –, ce médecin intensiviste a choisi notre établissement pour sa
technicité, mais surtout pour l’humanité et la bienveillance qui caractérisent ses équipes. Rencontre.
Un parcours d’expert au fil de l’eau
Formé à Bordeaux puis interne à Limoges, le Dr Thouy possède un double bagage initial avec un DES* de médecine interne et un DESC* en oncologie médicale. Mais c’est au cours d’un véritable «tour de France» des services que sa vocation s’affine, le menant à valider sa spécialité en Médecine Intensive-Réanimation (MIR) au CHU de Clermont-Ferrand.
Pendant 5 ans et demi, il y développe une pratique de pointe, complétée par des compétences rares :
– une expertise sur l’utilisation des gaz halogènes en réanimation,
– une qualification en expertise judiciaire qu’il pratique à la cour d’appel de Riom,
– quatre années de travail en collaboration avec le service qualité du CHU en tant que médecin conciliateur : « j’ai beaucoup travaillé sur le relationnel avec les familles, l’accès au dossier médical et l’éthique », explique-t-il.
Le choix d’Aurillac : tordre le cou aux a priori
En avril 2024, le Dr Thouy décide de poser ses valises dans le Cantal. Un choix mûrement réfléchi, guidé par la recherche d’un cadre de travail plus serein : « je suis venu chercher un lieu plus enclin à la bienveillance, dans un service réputé pour cela et où j’avais déjà des attaches », confie-t-il.
Loin d’être un service calme, la réanimation d’Aurillac (qui compte 13 lits, dont 5 d’USIP*) est un service dynamique qui bénéficie d’équipements de pointe (plasmaphérèse, épuration extra-rénale) et d’une excellente notoriété.
Le Dr Thouy souligne l’attractivité globale de l’hôpital, mais regrette le manque de visibilité de certains secteurs pourtant majeurs, tels que la cardiologie ou
l’imagerie.
Le « travail de meute » et le triangle du soin
Ce qui séduit immédiatement le Dr Thouy, c’est la culture collaborative du service impulsée par l’ancienne cheffe de service, le Dr Hausermann et une poursuite de cette dynamique aujourd’hui sous la chefferie du Dr Raymond. L’équipe médicale, composée de 8 praticiens, fait cohabiter anesthésistes-réanimateurs et intensivistes : « c’est une richesse toute particulière en termes de partage de savoirs », se réjouit-il.
Pour lui, la réanimation est un véritable « travail de meute » où les 60 agents du service (médicaux, paramédicaux, administratifs) avancent d’un même pas. Le médecin a un rôle de chef d’orchestre qui propose la musique de la prise en charge, toujours de manière courtoise, en plaçant le patient au centre.
Une philosophie qu’il résume avec beaucoup d’humilité : « nous ne sauvons pas, nous aidons le patient à se sortir d’un mauvais pas… ».
Pour y parvenir, il s’appuie sur un triangle relationnel indissociable entre le patient, ses proches et l’équipe soignante.
Des projets plein la blouse pour le centre hospitalier d’Aurillac
Loin de se cantonner à ses semaines de gestion des soins intensifs et ses gardes, le Dr Thouy souhaite mettre à profit son expérience pour développer deux axes majeurs :
1. L’éthique et la fin de vie :
Un sujet encore tabou en France. Face à l’évolution des pronostics médicaux (des patients atteints de cancers avancés sont aujourd’hui admis en réanimation car ils vivent désormais de nombreuses années), il souhaite ouvrir la réflexion sur les critères d’admission et améliorer la culture des directives anticipées.
2. Le don d’organes :
En étroite collaboration avec le Dr Theillaud, il souhaite participer activement à cette activité essentielle, notamment dans cette phase de déploiement du M3 (don d’organe après arrêt thérapeutique) et des activités de prélèvement de tissu.
Enfin, si des internes se forment déjà en réanimation dans le service, il espère formaliser prochainement, en lien avec le CHU de Clermont-Ferrand, l’accueil et la formation complète des futurs internes de la spécialité Médecine Intensive-Réanimation.
Une arrivée qui promet de belles synergies et insuffle une belle énergie positive. Bienvenue à lui !